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Garantir
les soins de santé |
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La santé est la première préoccupation
des Belges. C’est le premier poste budgétaire de l’Etat.
C’est aussi une priorité politique du gouvernement fédéral.
Lors des négociations aboutissant à la constitution du gouvernement
à l’été 2003, le MR a exigé et obtenu une norme de croissance
de 4,5% par an, hors inflation, pour les dépenses de soins de
santé dans notre pays. C’est un effort considérable dans
un contexte de réduction drastique de la dette de |
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l’Etat belge. Il démontre
combien nous sommes attachés à notre système de soins de santé
et que nous voulons lui accorder les moyens nécessaires et
suffisants pour répondre au double défi du vieillissement
de la population et des nouvelles technologies.
A l’automne dernier cependant, des chiffres tout aussi
alarmants qu’imprécis -on évoquait des montants allant
de 300 à 900 millions d’euros- indiquaient que le budget
des soins de santé pour 2004 serait déficitaire. Aujourd’hui,
après 6 mois d’attente, le déficit est connu : 513 millions.
Le remède aussi : le Parlement vient d’adopter la «
loi-santé » qui permettra de maîtriser
les dépenses dans ce secteur tout en garantissant le libre
choix et l’accessibilité des patients aux meilleurs
soins, en préservant la liberté diagnostique et thérapeutique
des prestataires de soins et en sauvegardant les bienfaits
de la concertation. Des économies sont ainsi réalisées dans
le secteur des médicaments en passant notamment par un appel
d’offre pour les médicaments hors brevet. Dans cette
catégorie, les médicaments les moins chers seront dorénavant
les médicaments les mieux remboursés. Grâce au MR, cette disposition
ne concerne pas les molécules innovantes. Chaque patient continuera
donc à bénéficier des meilleurs traitements connus et notre
pays restera un pôle technologique de recherche et de production
important. Des mesures sont également prises dans la collaboration
inter-hospitalière et en faveur
du fonds spécial de solidarité. Ces différents éléments et
d’autres permettront des économies tout en préservant
ce qui est essentiel à nos yeux : l’accessibilité de
tous à des soins de qualité quel que soit le statut socioprofessionnel,
économique et financier des personnes.
La loi que le Parlement vient d’adopter
va dans le bon sens. Elle donne au gouvernement des outils
pour assurer la maîtrise du budget des soins de santé et permettra
à tous les acteurs de se sentir concernés. Toutefois, la loi
ne règle pas tout. Il faudra quand même bien un jour que l’on
s’interroge sur certains tabous idéologiques qui entraînent
des surplus de dépenses. Je songe par exemple aux maisons
médicales au coût sans comparaison avec celui d’un prestataire
indépendant. L’offre hospitalière supérieure de 20%
par rapport à la moyenne européenne est aussi un facteur important
de dépense. Les mécanismes échafaudés pour contourner le ticket
modérateur sont un incitant à la surconsommation. Enfin, la
charge administrative pesant sur les prestataires de soins
génère un surcoût sans avantage pour le patient, tout en détournant
le prestataire de sa mission fondamentale: prodiguer des soins.
Le débat est essentiel. En effet, la maîtrise
des coûts financiers reste la meilleure garantie de maintien
du système. Les volontés exprimées par certains de communautariser
les soins de santé, de les privatiser ou de faire les deux
à la fois ne sont jamais très loin. Il faut y prendre garde.
L’incapacité pour le ministre de la Santé d’obtenir
sans délai des chiffres fiables de la part de l’INAMI
quant à l’évolution des dépenses est intolérable. Le
gouvernement doit pouvoir régulièrement prendre connaissance
de l’évolution des chiffres et adapter sa politique
sans attendre que la situation se dégrade. C’est plus
qu’une simple question de saine gestion, c’est
une question de survie.
Daniel Bacquelaine
Président du Groupe MR
de La Chambre |
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S O M M A I R E
Garantir les soins de santé
BHV, c’est le
cœur de l’Etat belge
Pour un contrôle objectif
des nuisances des avions
Abattages illégaux à domicile
Soins gratuits pour toutes
les victimes de violences intentionnelles
Palais de Justice de Tournai
Protection du consommateur :
Un étiquetage plus clair, svp
Quand le Ministre de la
Santé joue au docteur
SIDA ? Connais-plus
!
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BHV, c’est le cœur de l’Etat belge
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C’est le message que le Député MR de Rhode-St-Genèse,
Eric Libert, a tenu à rappeler en
commission de l’Intérieur de la Chambre, le 20 avril
dernier.
L’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde
est d’une importance unique dans le dispositif institutionnel
belge.
Son unité constitue la pierre angulaire de
notre système fédéral ainsi que de l’équilibre communautaire
du pays tout entier.
BHV n’est donc pas un arrondissement quelconque :
• C’est un arrondissement de plus
de 1.500.000 habitants, soit 1.5 x la province de Liège, 4x
la province de Namur, 6x la Province du Luxembourg.) qui regroupe
54 communes (19 communes de Bruxelles et 35 communes de Hal-Vivorde).
• Mais bien plus encore c’est le
cœur de l’Etat belge :
1) en ce qu’il occupe la position centrale
dans le dispositif géographique belge
2) en ce que c’est le point focal de
l’originalité sociologique belge, le lieu de coexistence
des communautés francophone et néerlandophone (de manière équilibrée
: +/- 11% de flamands dans les 19 communes de Bruxelles et
+/- 25 % de francophones dans les 35 communes Halle-Vilvorde)
3) en ce qu’il comprend la capitale du
pays et inclut la totalité d’une région |
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4) en ce qu’il assure la connexion de la Région de Bruxelles
avec les Régions wallonne et flamande
5) en ce qu’il est la clef du maintien
de l’Etat belge : sans scission de BHV, pas d’indépendance
de la Flandre possible et ce, par défaut de défaut de définition
claire de l’hypothétique Etat flamand
6) en ce qu’il tient en échec la scission
de la sécurité sociale.
En effet, dès lors que l’arrondissement serait scindé,
la scission de l’Etat national pourrait ipso facto s’en
suivre et la scission de la sécurité sociale ne serait même
plus à négocier mais ne serait plus qu’une conséquence
inéluctable de la scission de l’Etat ; dès lors, se
battre pour la solidarité sociale, c’est d’abord
camper sur BHV.
7) en ce qu’il est le seul garant de
la protection de la minorité francophone de la périphérie
bruxelloise (+/- 150.000 personnes), tant sur le plan électoral
que sur le plan judiciaire
C’est la raison pour laquelle, nous, qui sommes attachés
à la Belgique fédérale, nous employons à maintenir l’unité
de l’arrondissement BHV avec toute la force dont peuvent
se sentir investis ceux qui se savent soutenus par la grande
majorité du pays.
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Pour un contrôle objectif des nuisances des avions |
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| Ces dernières années, l’évolution
du dossier de la gestion des nuisances causées par le
survol aérien a montré à quel point il était primordial
de disposer de mesures fiables et objectives. Il est indispensable
de mettre en place, à l’instar de ce qui existe
dans d’autres aéroports, un organe indépendant qui
soit un véritable lieu de contrôle du respect des normes
et des procédures en vigueur ainsi que des engagements
pris par les différents acteurs publics et privés en prise
directe avec la gestion aéroportuaire. Or, aujourd’hui,
tant la BIAC que Belgocontrol
sont en réalité leur propre contrôleur dans le respect
des procédures qu’ils ont définies. Pourtant, depuis
janvier 2000, les Régions flamande et bruxelloise ainsi
que le pouvoir fédéral ont convenu de la nécessité de
mettre en place un tel organe de contrôle indépendant,
sans qu’à ce jour rien n’ait été entrepris. |
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C’est pourquoi, vu l’enlisement
de ce dossier et les tortures sonores quasi permanentes
imposées aux Bruxellois et aux habitants de l’Oostrand,
F-X. de Donnea et Olivier
Maingain ont décidé de déposer une proposition de résolution
à la Chambre des représentants, afin de mettre sur pied
cet organe de contrôle dans lequel seraient représentés
outre l’Etat fédéral, les Régions bruxelloise et
flamande.
Simultanément, le texte a été déposé au parlement bruxellois
par Jacques Simonet, Didier Gosuin et
Caroline Persoons. Une démarche
commune constructive qui vise à la création d’un
outil objectif qui bénéficiera à l’ensemble des
populations survolées.
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Abattages illégaux à domicile
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| La loi du 14 août 1986 est pourtant
claire : quand une religion prévoit des abattages rituels,
cela doit se faire soit dans un abattoir reconnu par le
ministère de la Santé publique, soit dans des lieux temporairement
mis à disposition par les communes. Or, lors de la dernière
fête de l’Aïd, le Secrétaire d’Etat PS bruxellois
Emir Kir a fait placer des containers dans différentes
communes bruxelloises pour pouvoir récolter les déchets.
La Députée-Bourgmestre
de Forest, Corinne De Permentier,
s’est émue de cette contradiction à la Chambre et
a interrogé la ministre de la Justice sur ce sujet. En
effet, la décision d’Emir Kir de placer des containers
pour récolter les abats a pu être interprétée par certains
comme une facilitation de l’abattage à domicile,
qui est parfaitement illégal pour des raisons évidentes
d’hygiène et de bien-être animal, déclare Corinne
De Permentier. |
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La démarche de Monsieur Kir est en totale
contradiction avec la loi. Comble de la situation, la
presse a relaté que le procureur du Roi avait demandé
à différentes zones de police de Bruxelles de relever
les plaques minéralogiques des gens qui déposaient les
déchets dans les containers. Ces personnes pourraient
donc être poursuivies alors qu’elles pensaient bien
faire, induites en erreur par le secrétaire d’Etat
socialiste !
La ministre de la Justice partage le
constat dressé par Corinne De Permentier et s’engage à prendre l’initiative
de réunir tous les acteurs concernés par ce type de question
pour éviter à l’avenir des situations de « capharnaüm
» comme celle que nous connaissons actuellement.
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Soins gratuits pour toutes les victimes
de violences intentionnelles
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| L’aide aux victimes est un des
combats majeurs de Jean-Pierre Malmendier. Il sait malheureusement
de quoi il parle. Il a notamment été l’initiateur
et le promoteur du concept de gratuité des soins
médicaux pour les personnes victimes de violences
intentionnelles. Aujourd’hui, c’est une loi.
Il est donc normal qu’il interroge régulièrement
la ministre de la Justice sur sa bonne application.
Concrètement, les victimes qui visent un remboursement
des soins médicaux introduisent une demande d’aide
d’urgence, conformément à l’arrêté
royal du 19 décembre 2003. Cette demande est alors
examinée par un magistrat qui statue dans les 90
jours. Pour l’année 2004, 202 victimes entraient
dans les conditions d’octroi de cette indemnisation.
Le budget |
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2005 prévoit 14 millions d’euros
pour ce type d’intervention. Ce n’est pas
négligeable ! Mais Jean-Pierre Malmendier estime
que la commission qui traite les demandes exerce une interprétation
abusivement restrictive de la loi. En effet, contrairement
à la politique d’octroi d’aide menée
par cette commission, la loi ne limite l’intervention
du fonds à aucun plafond de revenus. Et le député
Malmendier de demander à la ministre de la Justice
de relire la loi et de la faire appliquer telle que le
législateur l’a adoptée. La ministre
a promis d’examiner le problème avec son
administration en proposant au député de
Court-Saint-Etienne de participer aux réunions.
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Palais de justice de Tournai
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| En sa qualité d’avocate, la députée
tournaisienne Marie-Christine
Marghem connaît bien le palais
de justice de la cité aux cinq clochers. Son verdict est
sans appel : le bâtiment a besoin d’un sérieux lifting.
Les conditions d’hébergement des services sont déplorables,
surtout dans les combles. Il faut le reconnaître, la situation
n’est pas neuve. L’attente attise d’autant
plus la volonté des magistrats et des fonctionnaires de
voir enfin les choses bouger. Une menace de mise sous
scellés des locaux du palais de justice a même été envisagée.
C’est dans ce contexte que Marie-Christine Marghem
a interrogé la ministre de la Justice en commission de
la Chambre afin de l’entendre sur les mesures concrètes
qu’elles compte rapidement
prendre, vu l’urgence de la situation. |
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Dans sa réponse, la ministre a fait
état de la volonté du ministre Didier Reynders,
qui a la Régie des bâtiments sous sa tutelle, de faire
procéder sans délai aux travaux les plus urgents. Ceux-ci
concernent l’ascenseur du palais et le déménagement
des archives vers un bâtiment situé rue de la Citadelle
et que la zone de police quittera le 1er juin prochain.
Au delà de ces priorités absolues, des crédits ont été
prévus dans le plan pluriannuel pour le volet bâtiments
judiciaires, dans lequel Tournai apparaît pour un montant
de 3 millions d’euros. Cette somme permettra de
démarrer le projet d’extension et de rénovation
du palais de justice dont la Régie a déjà élaboré les
esquisses.
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Protection du consommateur :
Un étiquetage plus clair, svp
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| Les rayons des magasins d’alimentation
regorgent de produits « light », « 0% », ou encore « allégé
». Ces mentions ne sont pas innocentes. Elles ont un impact
non négligeable sur le comportement d’achat des
consommateurs. En clair, elles font vendre. Et pourtant,
dans bien des cas, le consommateur est dans l’impossibilité
de savoir à quoi se rapporte exactement la mention en
question. Il y a là une lacune qu’il convient de
combler dans l’intérêt du consommateur.
Les Députés Dominique Tilmans,
Anne Barzin et Olivier Chastel, viennent de déposer une proposition
de résolution relative aux allégations nutritionnelles.
Nos 3 députés se sont basés sur une enquête réalisée par
le CRIOC (centre de recherche et d’information des
organisations de consommateurs) ayant pour objet l’étiquetage
nutritionnel dans la publicité, sur les emballages ou
dans la présentation et le marketing. Il en ressort que
70% des produits possèdent une étiquette nutritionnelle.
Cependant nous pouvons reprocher à ces étiquettes de manquer
de clarté, aussi bien au niveau de la mise en page que
du contenu du produit. Le consommateur ayant des difficultés
à s’y retrouver dans l’étiquetage des produits
alimentaires. |
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Selon le CRIOC, il faudrait intégrer
toutes ces problématiques liées à ces allégations en une
seule directive européenne sur l’étiquetage. Une
directive qui n’existe pas actuellement. La proposition
de résolution déposées par Mmes Tilmans
et Barzin, ainsi que par M.
Chastel demande au gouvernement d’insister pour
que cette directive soit rapidement prise. Il convient
d’imposer un étiquetage nutritionnel complet portant
sur les huit éléments nutritifs essentiels, sous forme
de tableau, avec les mentions nutritionnelles par 100g/100ml
et par portion. La limitation des allégations susceptibles
d’induire en erreur le consommateur doit également
entrer en ligne de compte avec notamment, l’obligation
de mentionner clairement à quoi se rapporte la mention
« allégée » ou « light ». Ces demandes ont pour but de
valoriser l’étiquetage nutritionnel au delà du simple
marketing publicitaire afin de réellement informer le
consommateur.
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Quand le Ministre de la Santé joue
au docteur |
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| En quoi l’idée du Ministre
de la Santé va t’elle réduire la surconsommation
de médicaments ?,
s’interroge Daniel Bacquelaine,
le Président du Groupe MR de la Chambre, suite
à la volonté affichée ce week-end par le ministre
de lutter contre la surconsommation de médicaments
en liant l’accréditation des médecins
à la prescription par eux d’un certain
seuil de médicaments génériques.
L’accréditation est
un outil qui garantit la qualité des soins
dispensés aux patients. Elle est liée au suivi
par le médecin d’une formation continue
dans le cadre des GLEMS (Groupes Locaux d’Evaluation
médicale). En exerçant un chantage économique
sur les médecins, le ministre pèse sur la
qualité des soins donnés aux patients et met
en péril le système de concertation qui fait
de notre système de santé un véritable modèle
de qualité cité en exemple dans le monde entier,
déclare Daniel Bacquelaine.
L’objectif de santé
publique énoncé ici par le ministre est pur
prétexte. Si demain l’on devait appliquer
cette idée, les médicaments prescrits évolueraient
vers plus de produits génériques. C’est
clair. (Il s’agit d’ailleurs d’une
évolution naturelle que l’on constate
depuis plusieurs années dans le cadre de la
liberté thérapeutique du médecin). Mais rien
n’indique que le volume de médicaments
consommés en Belgique diminuerait.Par contre, ce qui est tout aussi clair,
c’est que, pour des raisons d’économies
voulues par le ministre, le médecin pourrait
limiter sa liberté thérapeutique |
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en fonction d’
avantages en termes d’honoraires
au lieu de se laisser guider par le seul intérêt
du patient. Il s’agit là d’un
engrenage dangereux qui, si nous n’y
prenons pas garde pourrait entraîner une diminution
de la qualité des soins. Et ça, c’est
inacceptable, dénonce le Président du Groupe
MR de la Chambre.
Le MR s’oppose à toute
mesure autoritaire allant à l’encontre
de l’intérêt du patient. L’initiative
du Ministre de la Santé en est clairement
une.
Avant toute chose, le MR
demande au ministre de mettre en œuvre
prioritairement la loi-santé
que le Parlement vient de voter voici deux
semaines. Cette loi, correctement appliquée,
donnera au ministre les instruments indispensables
pour contrôler et corriger –si nécessaire-
l’évolution des dépenses en soins de
santé.
Les libéraux réformateurs sont fermement attachés
à la liberté diagnostique et thérapeutique
du médecin. La prescription médicale doit
se faire en conscience sur base des meilleures
connaissances scientifiques existantes et
non pas en fonction d’un chantage économique
qui aurait pour conséquence une baisse de
qualité des soins. Le Ministre doit favoriser
des solutions basées sur le principe de la
concertation, conclut Daniel Bacquelaine.
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SIDA ? Connais-plus
! |
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| A la veille de la conférence des
jeunes sur le SIDA organisée par Unicef Belgique
ce 20 avril au Parlement fédéral, les Députés
MR Josée Lejeune, Daniel Bacquelaine,
Corinne De Permentier
et Charles Michel déposent une proposition
de résolution relative à cette problématique
d’ampleur mondiale qui n’épargne
pas – les jeunes ont malheureusement
de plus en plus tendance à l’oublier
– notre pays.
A l’échelle de la planète,
le SIDA, ce sont,
suivant les derniers chiffres connus en 2002,
plus de 20 millions de morts, 42 millions
de personnes infectées et 5 millions de nouveaux
cas chaque année, dont la moitié chez les
jeunes de 15 à 24 ans.
En Belgique, l’Institut
Scientifique de Santé publique recensait au
30 juin dernier 17.461 personnes infectées
par le VIH. Chaque année, le chiffre de nouvelles personnes
touchées par la maladie augmente. Le chiffre
a tout simplement doublé entre 1997 et 2003
! Les jeunes sont particulièrement affectés.
Pourquoi ce relâchement ? Un facteur explicatif
réside dans le fait que, dans nos pays riches
ou l’on bénéficie
des meilleurs traitements connus, l’on
meurt de moins en moins du SIDA. D’ou
un optimisme exagéré parmi la population et
une diminution des mesures de précaution.
Or, il faut le rappeler, aujourd’hui
on ne guérit toujours pas du SIDA. Il ne faut
pas baisser la garde. |
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Au contraire, il convient de relancer
les programmes de recherche et réactiver de
manière forte les politiques de prévention,
insistent les Députés MR.
La proposition de résolution MR demande notamment
au gouvernement
-De mettre tout en œuvre pour assurer
le recul de la maladie en veillant à la diffusion
des informations nécessaires sur les modes
de transmission du virus ou de la maladie
et sur les traitements disponibles ;
-De prendre en compte l’impact positif
sur le budget destiné aux soins médicaux du
VIH/SIDA d’une gestion efficace de la
prévention ;
-D’assurer la mise sur pied d’une
concertation de tous les acteurs politiques
compétents afin d’optimaliser les politiques
menées et de rationaliser les moyens financiers
;
-D’assurer la commercialisation et le
remboursement plus rapide des traitements
disponibles par une gestion efficace des procédures
d’enregistrement des médicaments.
Sur la lutte contre le SIDA
au niveau international, les Députés Lejeune,
Bacquelaine, De
Permentier et Michel demandent au gouvernement de
continuer à encourager la politique menée
par la Direction Générale à la Coopération
au Développement et de veiller plus spécifiquement
à la poursuite et au soutien des actions engagées
en faveur des enfants victimes du SIDA.
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