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Le
magasin de porcelaine |
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Dimanche 29 mai 2005, au terme d’un débat
passionné les Français se rendent aux urnes pour
donner leur avis sur la ratification par la France du Traité
Constitutionnel. Trois jours plus tard, les Néerlandais
suivent le même chemin. Le résultat est sans appel
: c’est deux fois NON !
Partisan résolu du « OUI »
à l’Europe, je ne peux |
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qu’être déçu de
ce double rejet et de ses conséquences prévisibles
sur notre destin commun. Mais, je suis également frustré
que les citoyens belges, par le refus obstiné de la
gauche (PS et cdH), n’aient pas pu exprimer, eux aussi,
leur opinion au sujet de l’Europe. Nos voisins ont eu
le courage politique de se soumettre au suffrage universel.
La Belgique ne peut pas en dire autant. Nous avons incontestablement
manqué là un rendez-vous démocratique
majeur.
Bien entendu, ce double « NON » va avoir plusieurs
conséquences.
La première est la non application du Traité
Constitutionnel tel qu’il a été adopté.
Au mieux, l’application de ce texte sera retardée,
au pire, un nouveau texte devra être négocié.
Tant qu’un nouveau texte n’est pas proposé,
nous avons le Traité de Nice, qui règle le fonctionnement
des institutions. Mais ce Traité contient beaucoup
de faiblesses, ce qui rendra le fonctionnement de l’Union
européenne à 25 pays particulièrement
difficile.
La France a perdu pour un temps son influence au niveau
international, et pour certains, sa crédibilité.
Le couple franco-allemand, qui fut pendant un demi siècle
le moteur de la construction européenne, connaît
une crise majeure, opposés qu’ils sont sur les
fondements mêmes de leur relation !
Mais, ce double « NON » est aussi et peut-être
surtout le révélateur d’une crise de la
représentativité politique. Chez nos deux voisins,
le « OUI » recueillait le soutien unanime des
états-majors des partis de gouvernement, qu’ils
soient de gauche ou de droite. La gifle est cinglante. Il
faudra en tirer les enseignements. Rapidement.
Les démagogues et les poujadistes d’outre Quiévrain
et Moerdijk ont fait exploser le thermomètre. Chez
nous, le couple PS-cdH a préféré laisser
le thermomètre dans la trousse. L’éléphant
et l’autruche se promènent dans le magasin de
porcelaine européen. Que l’on y prenne garde,
à force de tout casser, on n’aura plus rien à
vendre…. La porcelaine « made in China »,
vous connaissez ?
Daniel Bacquelaine
Président du Groupe MR
de La Chambre
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S O M M A I R E
Le magasin de porcelaine
TEC : Antoine met le service
minimum au frigo
Prolonger le délai de
garde à vue
Tabac et Horeca : le MR veut
des compensations pour le secteur
25 accidents par jour impliquent
des véhicules non assurés
Chirurgie esthétique
: attention à la pub
Onur Air : On croise les doigts
!
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Voici 2 semaines à peine, en pleine grève
du TEC wallon, je m’étais sincèrement
réjouis d’entendre le Ministre Antoine rejoindre
la proposition du MR visant à instaurer un service
minimum dans les services publics. Je dois bien constater
que, aujourd’hui, alors que les bus circulent à
nouveau, le Ministre met un sérieux coup de frein à
sa volonté de garantir un service minimum aux clients
des TEC, déplore Daniel Bacquelaine, le Président
du Groupe MR de la Chambre.
C’est vrai que depuis ces déclarations fortes,
la grève a cessé, poursuit Daniel Bacquelaine.
Les gens ont repris leurs activités et ne pensent
plus aux embarras qu’ils ont subis pendant de longs
jours. Il est donc temps pour le Ministre Antoine d’
opérer une courbe rentrante en mesurant le courroux
qu’il a suscité chez son patron, le PS. Que faire,
pour ne pas perdre la face ? Consulter, pardi ! Consulter
qui ? Les chauffeurs des TEC, bien sûr ! En pure langue
de bois ministérielle, cela donne : « A
l’automne, nous allons lancer une enquête auprès
des chauffeurs des TEC.
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En clair, c’est pas demain la veille, traduit
le Député MR.
Je n’ai rien contre l’idée d’entendre
les chauffeurs des TEC, que du contraire, souligne Daniel
Bacquelaine. Mais alors, il serait utile que la consultation
soit étendue aux clients, aux usagers. Ils doivent
aussi avoir l’occasion de s’exprimer. C’est
vraiment un minimum. Eux aussi sont concernés par la
question. Le Ministre les oublie un peu vite, me semble t’il.
En attendant, j’ai pris la plume pour demander
que la commission de l’Infrastructure de la Chambre
mette sans délai à son ordre du jour la proposition
de loi MR visant à instaurer un service minimum dans
les services publics, que j’ai déposée
avec mes collègues Olivier Chastel, François
Bellot, Valérie De Bue et Denis Ducarme. Le cdH aura
ainsi l’occasion de montrer s’il veut vraiment
instaurer un service minimum pour les usagers, conclut
Daniel Bacquelaine.
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Prolonger le délai de garde à vue |
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| En Belgique, une personne ne peut être
détenue pendant plus de 24 heures sans intervention
d’un juge. Celui-ci décide alors de délivrer
ou non un mandat d’arrêt. C’est un principe
important. Il évite les détentions arbitraires.
Toutefois, des voix, de plus en plus nombreuses, s’élèvent
dans la magistrature pour demander que le délai
de garde à vue puisse être allongé.
En France, par exemple, le délai est de 48 heures.
Le Député Alain Courtois partage ce point
de vue. Pour des affaires simples, le délai de
24 heures est largement suffisant pour permettre à
la police de récolter les faits, les indices et
les témoignages susceptibles de dire si un mandat
d’arrêt se justifie. Par contre, pour les
affaires plus complexes, ces 24 heures de délai
ne permettent pas bien souvent à un juge d’instruction
de terminer les premiers devoirs d’enquête.
Et alors, dans ces cas là, le principe de précaution
justifie bien souvent de placer des suspects sous mandat
d’arrêt. Dans ces affaires plus complexes,
le délai de 24 heures relève à la
fois de la mission impossible pour les policiers, de l’intervention
purement formelle du juge et de la délivrance quasi
automatique d’un mandat d’arrêt pour
la personne entendue, explique Alain Courtois qui, rappelons-le,
fut magistrat durant sa carrière professionnelle.
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Son souhait vient d’être relayé par
le président du conseil des procureurs du Roi en
personne qui a proposé de porter le délai
de garde à vue à 72 heures. Il n’a
pas manqué d’interroger la Ministre de la
Justice sur cette question. Celle-ci s’y est montrée
défavorable au nom de la liberté individuelle
et arguant du fait que tout prolongement du délai
légal de la garde à vue nécessite
une modification de la Constitution. Sur ce dernier
point, même si de nombreux magistrats ne partagent
pas ce point de vue, j’ai déposé une
proposition de révision de la Constitution afin
de porter le délai légal de la garde à
vue à 48 heures, précise Alain Courtois.
Je reconnais que le danger de l’extension du
délai de garde à vue est de transformer
ce dernier en moyen détourné de mandat d’arrêt.
Mais il y a des infractions pour lesquelles le magistrat
n’a pas le temps matériel de réunir
les premiers éléments de l’enquête
pour se faire une opinion. Dans ce cadre, une extension
de ce délai serait nécessaire afin de lui
permettre d’aller plus avant dans son analyse,
a conclu le Député bruxellois.
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Tabac et Horeca : le MR veut des compensations
pour le secteur |
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| Interdiction totale du tabac dans les
hôtels et les restaurants et autorisation sous conditions
pour les cafés. Entrée en vigueur dans 19
mois, le 1er janvier 2007. La mesure est forte. Elle a
un double impact. A la fois sur le plan de la santé
publique et sur le plan économique.
Bravo pour la santé, mais gare
aux conséquences pour l’emploi, réagit
le Député Denis Ducarme. Cette mesure d’interdiction
de fumer dans l’Horeca est logique. Elle s’inscrit
à la fois dans un contexte européen et dans
la volonté gouvernementale d’éliminer
le tabac des lieux publics. Le MR partage entièrement
cet objectif de santé publique. Le tabagisme, qu’
il soit actif ou passif, tue. Toute mesure qui contribue
à en limiter l’ usage et donc les conséquences
en termes de santé doit être prise, souligne
sans ambages le député du Hainaut.
Toutefois Denis Ducarme redoute les conséquences
économiques que cette décision pourrait
avoir. Ce n’est un secret pour personne : le secteur
Horeca ne se porte pas à merveille dans notre pays.
Le nombre de fermetures d’établissements
en témoigne. La rentabilité est faible.
Or, ce secteur est un gros pourvoyeur de main d’œuvre.
200.000 personnes (incluant 50.000 temps partiels) y travaillent
et en vivent.
C’est important aussi. Les professionnels estiment
que la mesure d’interdiction du tabac dans l’Horeca
pourrait entraîner une diminution du chiffre d’affaire
entre 4,5 et 20%. |
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Si cela devait se vérifier, inutile
de faire un dessin pour imaginer les conséquences
sur l’emploi. Il faut donc veiller à accompagner
cette interdiction de solides compensations. Pour le MR,
c’est clair, cette mesure d’interdiction du
tabac ne peut avoir de conséquences financières
négatives pour l’Horeca, martèle Monsieur
Ducarme.
C’est pourquoi, il a déposé
avec sa collègue Josée Lejeune une proposition
de résolution qui demande au gouvernement de
1) fonder toute réforme tendant
à la généralisation de l’interdiction
de fumer dans le secteur Horeca ou dans une partie de
celui-ci sur une étude déterminant clairement
l’impact de cette généralisation sur
la viabilité économique des différentes
branches de l’Horeca ;
2) développer une politique de l’emploi adaptée
aux spécificités du secteur Horeca ;
3) baisser les charges patronales en vue de soutenir l’emploi
dans les établissements qui devront prendre le
risque de ne plus faire droit aux habitudes tabagiques
d’une partie importante de leur clientèle
;
4) porter la partie déductible de la quotité
professionnelle des frais de restaurants de 69% actuellement
à 100% ;
5) soutenir au niveau européen la baisse du taux
de TVA de 21% à 6% dans le secteur Horeca.
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25 accidents par jour impliquent des
véhicules non assurés
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| C’est un record. On a recensé
en 2004 en Belgique pas moins de 9.200 accidents impliquant
des véhicules non assurés. Cela donne une
moyenne de 25 sinistres par jour. La facture est salée
: 28 millions d’euros. Un montant qui est récupéré
in fine par les compagnies d’assurances sur les
primes régulièrement payées par ceux
qui roulent en étant assurés !
Actuellement, ceux qui roulent sans assurance
sont démasqués par la confrontation des
fichiers des assureurs et de la DIV. Ce système
fonctionne depuis 3 ans. Il est assez lent. Tous les 80
à 100.000 véhicules concernés n’ont
pas encore été répertoriés.
François Bellot, le Député-Bourgmestre
de Rochefort, en a profité pour interroger le Ministre
de l’Economie sur cet état de chose et lui
rappeler qu’avec Daniel Bacquelaine et Jacqueline
Galant, il a déposé une proposition de loi
qui vise a rendre obligatoire la |
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présence sur le pare brise de
chaque véhicule d’une vignette attestant
d’une assurance. Cette vignette aurait pour mérite
de rendre immédiatement visible les véhicules
non-assurés. Il n’est pas normal que ceux
qui paient leur assurance paient aussi pour ceux qui roulent
illégalement. La proposition de loi du MR rendrait
le contrôle beaucoup plus rapide, estime le Député
Bellot.
Le Ministre a convenu que si courant 2006, on n’arrivait
pas à maîtriser le phénomène
des véhicules non-assurés par le croisement
des fichiers, il faudrait rechercher d’autres moyens
de lutte contre cette fraude. La proposition Bacquelaine-Bellot-Galant
pourrait dès lors revenir prochainement sur la
table de discussion.
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Chirurgie esthétique : attention à la
pub |
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| L’image de la perfection physique
est omniprésente dans notre société
et est largement reflétée par et dans les
médias. Elle est véhiculée par les
vedettes et est associée à tous (ou presque)
les produits de consommation. Cette exigence de perfection
nous ramène indubitablement à la perception
que l’on a de soi et nous incite à une comparaison
avec l’idéal proposé qui, le plus
souvent, nous est défavorable. Nous recherchons,
alors, à nous conformer à ce modèle.
Dans cette démarche, le recours à la chirurgie
esthétique constitue un moyen rapide et définitif
auquel de plus en plus de personnes ont recours et devient
un véritable phénomène de société.
Mais, certains ont tendance un peu trop facilement à
l’oublier, qui dit chirurgie esthétique dit
nécessairement intervention …chirurgicale.
Or une intervention chirurgicale sans risque n’existe
pas.
Face à ce phénomène en expansion
chez nous, les Députées Dominique Tilmans
et Josée Lejeune font le constat qu’aucune
législation ne s’applique spécifiquement
à |
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la publicité en matière
de chirurgie esthétique. Le plus souvent, ces
publicités sont trompeuses, explique Dominique
Tilmans, elles ne mentionnent pas la qualification
du praticien, les dangers, les effets secondaires possibles
et les résultats réalistes qui peuvent être
attendus des interventions pratiquées.
Avec la proposition Tilmans-Lejeune,
toute publicité en matière de chirurgie
esthétique qui ne mentionnera pas les éléments
énoncés ci-dessus, sera susceptible de faire
l’objet de poursuites judiciaires pouvant déboucher
sur une condamnation allant d’un emprisonnement
d’un mois à un an et/ou une amende de 250
à 10.000 euros. La facture pourrait donc être
« salée » à l’instar des
tarifs parfois pratiqués par certains « spécialistes
» qui n’hésitent pas à tirer
le maximum de profit de certaines personnes pouvant se
trouver dans une situation de détresse psychologique
et de dépréciation de l’estime d’elles-mêmes.
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ONUR Air : On croise les
doigts !
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| Très sensibilisée par
les problèmes de sécurité, notamment
en matière de transport aérien, la Députée
Dominique Tilmans – déjà auteur d’une
proposition de résolution visant à renforcer
les procédures d’information des clients
des tour opérateurs recourant à des vols
charters- ne pouvait que se préoccuper de la situation
de la compagnie turque Onur Air. Cette compagnie est interdite
sur le sol de plusieurs pays européens voisins
pour cause de contrôles révélant différents
problèmes de sécurité sur ses avions.
A l’inverse de nos voisins, notre
pays continue à accueillir les vols de cette compagnie.
La Belgique aurait-elle raison toute seule ? Disposons-nous
de contrôles à ce point efficaces pour nous
permettre de prendre une attitude inverse de la France
ou des Pays-Bas ?, a demandé Dominique Tilmans,
en séance plénière de la Chambre
au Ministre des Transports.
La réponse du Ministre n’a
pas rassuré Mme Tilmans. Malgré les
interdictions qui frappent cette compagnie aérienne,
ses appareils ne font pas l’objet d’un contrôle
systématique, faute de personnel suffisant,
reconnaît le Ministre ! Cela me paraît
pourtant être une mesure élémentaire
pour des avions interdits ailleurs. Actuellement, on n’a
aucune certitude. C’est un peu la méthode
Coué. On croise les doigts pour que rien de fâcheux
ne survienne, s’étonne la Députée
du Luxembourg
. |
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C’est pourquoi, dans la foulée
de sa question, Dominique Tilmans a décidé
de déposer avec ses collègues, les Députés
MR, Olivier Chastel, François Bellot et Valérie
De Bue, tous trois membres de la Commission de l’Infrastructure
de la Chambre, une proposition de résolution qui
vise à renforcer les contrôles en matière
de sécurité aérienne.
Cette proposition de résolution
demande notamment au gouvernement :
- de renforcer les équipes de contrôles ;
- d’opérer un contrôle systématique
des avions qui ont fait l’objet d’une interdiction
de décollage ou d’atterrissage dans un aéroport
de l’Union européenne ;
- d’intensifier l’échange d’informations
au niveau européen ;
- de plaider pour des décisions s’appliquant
à l’ensemble du territoire de l’Union.
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