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(08-12-2011) Déclaration gouvernementale : intervention de Daniel Bacquelaine, Président du Groupe MR de la Chambre 
Déclaration gouvernementale :
intervention de Daniel Bacquelaine,
Président du Groupe MR de la Chambre
Au delà de toute considération sur la déclaration gouvernementale elle-même, l'appréciation première qui domine tant en Belgique qu'à l'étranger, peut se résumer en un mot : ENFIN. La Belgique dispose d'un gouvernement de plein exercice.
Je ne vais pas faire l'inventaire de cette interminable crise de 540 jours, l'œil rivé dans le rétroviseur.
On est passé à deux doigts du scénario du pire.
La vérité politique et historique retiendra que les conditions du déblocage ont été réunies après qu'il fut admis que la mise à l'écart des libéraux pendant un an était dommageable à la recherche d'une solution.
La population belge a vécu 540 jours de tergiversations, d'hésitations, de doutes, d'espoirs, d'illusions et de désillusions. Les libéraux sont arrivés après plus de 400 jours de négociations sans accord et ont créé une nouvelle donne et la capacité de trouver des accords.
A refaire, il aurait mieux valu associer de suite les libéraux et faire appel à leur sens des responsabilités.
Heureusement pour le pays, durant ces 540 jours, le Gouvernement en affaires courantes a su préserver les intérêts de la population.
Le Gouvernement Leterme-Reynders a élaboré le budget 2011, actionné l'accord salarial après l'échec des partenaires sociaux, décidé et gagné un conflit armé en Libye, assumé des responsabilités majeures dans des dossiers extrêmement lourds dans le secteur financier et dans la crise des dettes publiques, porté aux niveaux belge et européen des réformes indispensables en matière de régulation financière.
Et pendant ce temps, on a cru pouvoir se passer des libéraux pendant plus de 400 jours pour former un nouveau Gouvernement. C'était ignorer une tradition pourtant bien ancrée chez les libéraux d'être là aux moments les plus difficiles pour sortir le pays de la crise et le réformer en profondeur. Pour notre part, nous avons négocié pendant quatre mois, ce qui est un délai raisonnable pour réformer fondamentalement l'État, réaliser un assainissement budgétaire sans précédent et former un gouvernement.
Nous savions que nous n'avions pas droit à l'échec.
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