Bruxelles, le 23 septembre 2008
Les patients souffrant d’affections chroniques sont une priorité essentielle pour le Mouvement Réformateur. En effet, le MR estime qu’une véritable politique d’accès aux soins passe prioritairement par les personnes qui en ont le plus besoin. Les malades chroniques en font naturellement partie.
Une politique de santé bien pensée se doit de prendre des mesures centrées avant tout sur les besoins des patients, souligne le Dr Bacquelaine, Président du Groupe MR de la Chambre. Or, trop fréquemment jusqu’aujourd’hui, des personnes, malades chroniques, qui disposent de revenus moyens, doivent renoncer à se soigner parce que le Maximum à Facturer ne s’applique pas à elles. Ce n’est pas acceptable et le MR dénonce ces situations depuis longtemps. Il a été entendu. Je m’en réjouis, insiste Daniel Bacquelaine.
En effet, le Conseil des Ministres devrait débattre lors d’une prochaine réunion d’un programme pluriannuel en vue d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’affections chroniques. Nous nous en réjouissons car ce plan permettra de concrétiser de très nombreuses propositions formulées par le Mouvement Réformateur dans le cadre de la campagne électorale et à l’occasion des débats parlementaires, explique le Président du Groupe MR de la Chambre.
Outre l’extension du bénéfice du Maximum à Facturer à l’ensemble des malades chroniques, on peut également relever différentes mesures qui rencontrent les attentes du MR. Par exemple :
- La mise sur pied d’un statut unique pour les personnes atteintes d’une affection chronique avec, en corollaire, la création de guichets uniques où ces personnes pourront s’adresser pour obtenir ce statut et les avantages qui en découlent ;
- Une extension de l’intervention majorée de l’assurance (système BIM et OMNIO) plus ciblée vers les malades chroniques ;
- La possibilité pour toutes les personnes bénéficiant d’une indemnité d’invalidité (malades chroniques et handicapés), de combiner plus largement des revenus du travail avec des allocations sociales, dans le but de favoriser autant que possible leur réintégration professionnelle ;
- La création d’un « statut spécifique d’incapacité récurrente et prévisible », adapté à la situation de certains malades qui doivent régulièrement s’absenter du travail pour leur traitement (ex. dialyse, thérapie intraveineuse,…) ;
- La promotion de la remise au travail des personnes malades en phase de stabilisation via des incitants pour les employeurs qui acceptent d’engager des personnes risquant de s’absenter plus que les autres en raison de leur maladie ;
- La garantie donnée à un malade chronique qui reprend un travail, de maintenir son droit aux indemnités, tel que calculé avant la reprise du travail, s’il venait à perdre son emploi ;
- La création d’un véritable statut pour les aidants proches, visant notamment à préserver leurs droits sociaux lorsqu’ils doivent interrompre le travail pour s’occuper d’un proche dépendant. Ce statut doit concerner l’aide apportée aux personnes souffrant d’une réduction importante de leur autonomie ;
- Une plus grande collaboration entre les différents niveaux de pouvoir. Mieux articuler les politiques préventive et curative est assurément un plus aussi pour les maladies chroniques.
Le Mouvement Réformateur appuiera sans réserve ces mesures lorsqu’elles seront traduites en textes de loi. Nous insisterons tout particulièrement, dans les mesures qui touchent à l’emploi, à ce que travailleurs salariés et travailleurs indépendants bénéficient des mêmes avantages, précise le Dr Bacquelaine, qui conclut en invitant le Gouvernement à ne pas négliger l’accès rapide aux médicaments et aux traitements innovants pour les patients qui souffrent d’une maladie chronique. Cet aspect essentiel de la problématique ne semble pas suffisamment pris en compte par le programme annoncé. Le Gouvernement devra y veiller.
 
[ Retour ]