Bruxelles, le 28 mai 2008
Valérie De Bue et Daniel Bacquelaine ont redéposé une proposition de loi déjà abordée sous la précédente législature et qui concerne les personnes qui souhaitent se réinsérer dans la vie professionnelle après avoir souffert d’une pathologie grave. Dans bien des cas, malheureusement, l’employeur hésite à engager ces personnes parce que le risque de récidive ou la continuité des traitements les expose à des absences plus fréquentes. L’employeur, tenu par le paiement du salaire garanti, y voit immanquablement une difficulté. Face à ce véritable piège à l’emploi, les deux députés proposent de dispenser l’employeur d’une partie du paiement du salaire garanti en cas d’absence pour maladie du travailleur ou pour continuation d’un traitement. Cette proposition, si elle était adoptée, permettrait le retour à l’emploi de certains invalides mais aussi de garantir le maintien à l’emploi de personnes dont l’état de santé entraine de fréquentes incapacités de travail. De la même manière, la réflexion peut être étendue aux situations de parents confrontés à la maladie grave d’un enfant et qui se voient contraints de renoncer en tout ou partie à une activité professionnelle pour accompagner leur enfant.
Interrogée par Mme De Bue sur les objectifs de cette proposition de loi, la ministre des Affaires sociales et de la Santé s’est déclarée ouvertement favorable à une législation en ce sens. La ministre qui a récemment lancé un plan Cancer a reconnu l’importance de la proposition et a promis de « mettre le turbo » pour ce qui concerne son département et espère une position commune avec sa collègue en charge de l’emploi.
Pour Valérie De Bue, la prise de position de la ministre constitue une étape encourageante. Je me réjouis d’une prochaine discussion en Commission. Dans l’école de mes enfants, une maman a dû arrêter de travailler pour s’occuper de son enfant atteint d’une leucémie. J’étais moi-même partie du cas concret d’une de mes connaissances pour rédiger la proposition de loi. Beaucoup de personnes attendent des avancées concrètes, insiste la députée-échevine de Nivelles.
 
[ Retour ]