Bruxelles, le 21 février 2008
Aujourd’hui, les consommateurs que nous sommes tous pouvons trouver dans le commerce toute une série de produits « écolabellisés » qui nous permettent de faire quotidiennement un geste positif pour la protection de l’environnement. C’est heureux et ce type de comportements doit être recommandé. C’est certainement le cas pour l’achat d’ampoules CFL (compact fluorescent), communément appelées ampoules économiques. Elles permettent en effet de réduire fortement la consommation d’énergie (cinq fois moins que les ampoules traditionnelles à incandescence) et ont une durée de vie en moyenne dix fois plus longue. Moins d’énergie consommée et moins de déchets, c’est tout bénéfice pour la planète bleue. Un bénéfice loin d’être négligeable puisque, comme le rapporte le Conseil Fédéral du Développement Durable dans son bulletin d’information du mois de février 2007, si en Belgique toutes les lampes à forte consommation d’énergie étaient remplacées par des ampoules économiques, la consommation d’électricité pour l’éclairage des ménages serait facilement réduite de 50%, ce qui permettrait de diminuer les émissions de CO2 de presque un million de tonnes ! Plusieurs pays, Australie en tête, envisagent d’interdire carrément les ampoules à incandescence d’ici 2010. Plusieurs pays européens y songent également. Le mouvement est en marche. Il semble irréversible.
Dans ce contexte, il est nécessaire, important et même urgent de renforcer l’information des consommateurs au sujet de ces ampoules économiques. Car la médaille à son revers : des composants dommageables pour la santé et l’environnement interviennent dans la composition de ces ampoules économiques. Le mercure en fait notamment partie.
Ces composants dangereux appellent des mesures de précaution quant à la manipulation de ces ampoules de la part du consommateur, tant en cas de rupture que d’élimination des déchets. Ces précautions doivent faire l’objet d’une information spécifique sur les emballages, estiment les Députés MR Josée Lejeune et Daniel Bacquelaine, qui déposent une proposition de résolution en ce sens sur la table du Parlement.
En cas de rupture de l’ampoule suite à une manipulation maladroite, le consommateur doit savoir qu’il est recommandé d’aérer la pièce pendant un quart d’heure avant toute manipulation, ceci afin de réduire le risque d’inhalation du mercure, en particulier en présence de nourrissons, de personnes âgées ou souffrantes, explique Josée Lejeune.
De plus, il faut bien insister sur le fait que ces ampoules ne doivent en aucun cas se retrouver dans les déchets ménagers et doivent impérativement être déposées au recyclage. Josée Lejeune et Daniel Bacquelaine demandent donc au gouvernement belge de faire apposer ces informations sur les emballages des produits vendus en Belgique et de porter le débat au niveau européen afin que ces informations de précaution puissent être étendues à l’ensemble du territoire de l’Union.  
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