Le nombre de véhicules à deux roues motorisés ne cesse d’augmenter sur nos routes. Au 1er août 2006, le parc de motocyclettes s’élevait à 359.764 unités. Cela représente une augmentation de 3,9% par rapport à 2005. Le parc de motos est passé de 277.838 en 2000 à 359.764 en 2006. En d’autres termes, on constate une augmentation de 25 % en 6 ans. Le parc de motos a, quant à lui, triplé entre 1980 et 2006.
L’augmentation du nombre de deux roues motorisés montre l’importance de prendre en compte ces usagers dans la politique de sécurité routière. Nous devons également accorder une place centrale à ces véhicules dans une politique globale d’amélioration de la mobilité.
En matière de mobilité, les deux roues motorisés constituent une alternative aux problèmes de saturation de nos routes et un atout majeur dans une perspective de mobilité durable. Les motos présentent des avantages considérables en raison de leur faible encombrement et de leur grande maniabilité. De plus en plus de personnes envisagent cette solution pour les déplacements entre le domicile et le lieu de travail. Malheureusement, les statistiques d’accidents de la route viennent ternir ce tableau. En effet, les conducteurs de motos y sont sur-représentés par rapport à leur importance numérique dans le trafic.
En 2004, le nombre de motocyclistes tués était de 137, le nombre de blessés graves de 724 et le nombre de blessés légers de 3184. Les chiffres relatifs aux blessés légers et aux tués sont relativement stables par rapport à 2003. Par contre, nous constatons une réelle diminution du nombre de blessés graves, passant de 978 en 2003 à 724 en 2004.
Pour le Mouvement Réformateur, la sécurité des utilisateurs de deux roues motorisés est extrêmement importante. Nous devons en faire une priorité. Pour ces utilisateurs, les infrastructures routières ne doivent plus être un facteur aggravant en cas d’accident. En effet, les marquages au sol peuvent se révéler de véritables patinoires et les glissières de sécurité de vraies guillotines.
Le MR avait déjà déposé des propositions en faveur des deux roues motorisés sous la précédente législature. Nous souhaitons poursuivre ce mouvement législatif et renforcer la sécurité de ces usagers si souvent oubliés.
Olivier Chastel, Corinne De Permentier, Valérie De Bue, François Bellot, Charles Michel, Jacqueline Galant et Daniel Bacquelaine, députés du Mouvement Réformateur, ont déposé cet été plusieurs propositions concrètes :
1) D’appliquer un taux de TVA réduit sur l’achat des deux roues motorisés, les équipements de sécurité et les stages de conduite des deux roues motorisés (DOC 0095/001 et DOC 52 0115/001) ;
2) De fixer des normes techniques en matière d’infrastructures routières et d’aménagements de voirie (marquages au sol, surfaces peintes, passages pour piétons et plaques d’égout). D’adapter et de remplacer certaines infrastructures telles que les rails de sécurité (DOC 52 0093/001) ;
3) De rendre effective la circulation des motos dans les couloirs de bus (DOC 0096/001) ;
4) De prévoir l’immatriculation obligatoire de tous les cyclomoteurs à prix coûtant ;
5) De prévoir l’immatriculation distincte pour les quadricycles à moteurs ;
6) De reconnaître le motard comme usager faible à l’égard de l’automobiliste ;
7) De reconnaître le conducteur de cyclomoteur comme usager faible à l’égard du motard et de l’automobiliste ;
8) D’interdire aux automobilistes de s’insérer entre la moto et le véhicule de l’examinateur, lors de l’épreuve pratique en vue d’obtenir le permis A (DOC 52 0091/001).
Voici les textes déposés (au format PDF) :
51K2619001.pdf || 52K0091001.pdf || 52K0093001.pdf
52K0095001.pdf || 52K0096001.pdf || 52K0115001.pdf
 
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