Daniel Bacquelaine (MR): Monsieur le président, monsieur le ministre, un élément nouveau est intervenu depuis la réunion de lundi, à savoir une réunion qui a eu lieu mercredi entre les patrons de La Poste et les syndicats. Je souhaitais vous interroger à nouveau sur le sujet, considérant que le conflit qui perturbe sérieusement la distribution du courrier en région liégeoise et plus particulièrement à Liège et à Seraing semble s'éterniser. En effet, il a éclaté le 6 juin dernier. Pour certaines personnes, il se traduit par l'absence de courrier depuis de nombreux jours. On ne peut accepter une telle évolution.
Je vous demande aujourd'hui quelles sont les décisions que vous comptez prendre si le conflit durait et connaissait de nouveaux développements après la trêve annoncée. Quels sont les résultats pratiques de la réunion d'hier? Comment voyez-vous l'évolution de ce conflit? Pour certains, il implique le risque de ne pas voir distribuer les pensions à la fin du mois. L'idéal, c'est de trouver une solution immédiate mais, dans le cas contraire, il faudrait adopter des mesures transitoires pour assurer un service minimum à la population.
Bruno Tuybens, secrétaire d'État: Monsieur le président, cher collègue, suite à la commission paritaire du 15 juin, la direction a invité les organisations syndicales nationales à discuter de la meilleure façon de mettre en oeuvre les réorganisations. Une discussion nationale a eu lieu hier avec les organisations syndicales, comme vous l'avez dit. Les discussions se poursuivent. Entre-temps, les bureaux de Seraing et de Liège II ont repris le travail: il n'y a plus de bureaux en grève en région liégeoise.
Il faut respecter le travail des négociateurs. Pour l'instant, il n'y a pas encore de raison d'intervenir. Je suis convaincu que les négociations vont aboutir à un accord entre les deux parties.
Daniel Bacquelaine (MR): Monsieur le ministre, j'espère comme vous que les habitants de la région liégeoise pourront retrouver une distribution postale de qualité, notamment pour les journaux, pour l'information, pour la presse en général. J'espère aussi qu'on pourra régler les problèmes de pension mais aussi de facturation, qui touchent une série d'entreprises et de consommateurs.
Cela pose le problème du service minimum. Je suis revenu plusieurs fois sur ce sujet dans d'autres secteurs d'activité. Je crois qu'à un moment donné, en cas de grève prolongée dans un service aussi essentiel et universel que celui-là, la question du service minimum doit être posée. Nous devrions prendre des mesures plus contraignantes pour permettre d'organiser un service minimum dansles cas où une grève de cette nature se prolonge.
 
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