Date de publication : 24-11-2003



Octroi d'un subside a une association assurant la promotion de la profession d'infirmier


04.01 Daniel Bacquelaine (MR): Monsieur le président, monsieur le ministre, le budget général des dépenses pour l'année 2003, comme celui pour l'année 2004, intègre un montant destiné à la subsidiation relative à l'encouragement de projets des institutions de soins visant à l'amélioration de la pratique de l'art infirmier et, notamment, à la sélection de l'infirmier de l'année, ce qui est un peu plus médiatique.

Sur le fond, il m'apparaît nécessaire et utile d'encourager la vocation infirmière dans notre pays, même s'il faut surtout en améliorer l'attractivité sur le plan général car, comme dans le cas de la médecine, je ne pense pas qu'il y ait une réelle pénurie d'infirmiers. En effet, je crois qu'il y a beaucoup d'infirmières et d'infirmiers qui ne travaillent pas dans la profession parce qu'ils n'y trouvent pas toujours un intérêt suffisant sur le plan de l'organisation de leur propre vie et de leur vie familiale. Il y a certainement un effort à faire pour améliorer les conditions de travail et pécuniaires des infirmières et infirmiers. Le 9 juin 2003 - vous n'étiez pas encore ministre compétent en la matière -, a été pris un arrêté royal qui, sur la base de ce budget, octroie un subside de 12.000€ à une association d'infirmiers en raison,

je cite : "(…) vu les actions positives menées par cette association en faveur de l'image de la profession d'infirmier auprès de la population qu'il convient d'encourager". Sur le fait qu'il convient d'encourager cette profession, je n'ai pas d'objection. Toutefois, je souhaiterais vous poser les questions suivantes :

 

- Quels ont été les critères retenus pour octroyer ces subsides?

- Quelles ont été les actions menées par les associations pour les

mettre en position d'obtenir les subsides?

- D'autres associations ont-elles bénéficié de tels subsides pour l'année

2003?


04.02 Rudy Demotte, ministre: Monsieur le président, en réponse aux questions diverses qui m'ont été posées, je peux préciser ce qui suit. Le subside de 12.000€ prévu par l'arrêté royal du 9 juin 2003 a été

octroyé à l'ASBL Caritas West-Vlaanderen, Oostnieuwenkerksteenweg 51, à Roeselaere et a pour but de promouvoir la profession de praticien infirmier. Les initiatives publiques soutenues sont nécessairement mises en exergue pour connaître les possibilités offertes par la profession d'infirmier et attirer les nouveaux candidats. Sur quels critères les subsides sont-ils accordés? Le premier, c'est une analyse approfondie des coûts. Les subsides s'élèvent à 50% du montant total des frais enregistrés par les projets.

Le deuxième, c'est une étude de l'action mise sur pied. Une des associations a ainsi créé un site internet et distribué des brochures et autres affiches. Une autre association a également rédigé des brochures et réalisé des affiches. Le troisième critère, c'est le moment de la campagne. La campagne a été menée au moment adéquat, c'est-à-dire au moment où les rhétoriciens choisissent l'orientation de leurs études supérieures. Le quatrième élément, c'est la connaissance du secteur. Des actions positives ont été entreprises par les personnes actives dans le domaine des soins de santé et, par conséquent, familiarisées à la pratique de terrain. En ce qui concerne la démarche, il y a eu un appel aux candidatures.

En outre, on va lancer un appel aux candidatures pour les hôpitaux, établissements d'enseignement, associations professionnelles et syndicales, dans le cadre de projets de promotion de la profession

d'infirmier, de recrutement et de maintien du personnel infirmier dans leurs fonctions.

Cet appel va permettre de mener et de financer des actions sur l'ensemble du territoire national. Seule une infime partie du budget a été consacrée à ce projet pilote. L'objectif est d'affecter le budget à d'autresinitiatives qui visent à assurer la promotion de la profession d'infirmier. Pour l'année 2003, trois organisations ont jusqu'à présent pu bénéficier des subsides. J'en ai cité une: l'ASBL Caritas West-Vlaanderen qui a donc son siège à Roeselaere. Il y a également l'ASBL AZ Sint Lukas Groene Briel à Gent et l'ASBL Virga Jesseziekenhuis à Hasselt. Tout le monde y trouve son équilibre. Toutefois, il y a une constatation à faire: indépendamment du fait que ces subsides ont été octroyés avant que je n'arrive, je suis sans aucun pouvoir sur des décisions antérieures mais je les accepte pour compte de mon prédécesseur. Indépendamment de cela, une question se pose: comment va-t-on

pouvoir rendre le système plus transparent? Je pense que l'appel public est une première réponse. Mon deuxième souci est de faire en sorte qu'il y ait un minimum d'équilibre entre les Régions. Autant je suis

soucieux d'éviter les interprétations différentes entre Wallons, Bruxellois et Flamands, autant lorsque cela va tout à fait dans l'autre sens, je dois le dire aussi. Je crois que même mes amis de la

commission, en ce compris les plus radicaux, reconnaîtront que j'ai raison.

 

Monsieur Goutry, président: Je peux imaginer que cette réponse vous suffit, monsieur

Bacquelaine.


04.03 Daniel Bacquelaine (MR): Monsieur Goutry, je ne vous savais pas à court d'imagination, surtout lorsqu'il s'agit d'un transfert Sud-Nord. Il me semble utile de devoir de temps en temps nous interpeller parce que cela va un peu à contresens de ce dont nous sommes fréquemment l'objet au sein de cette commission. Je prends bonne note de la réponse du ministre mais au-delà du transfert Sud-Nord qui n'est pas l'objet principal de ma question, je m'interroge sur le "saupoudrage" en matière de subsidiation. Je pense, pour ma part, que les pouvoirs publics, en l'occurrence votre ministère, les Communautés et Régions doivent pouvoir organiser des campagnes de promotion quand c'est nécessaire au niveau de la profession d'infirmier, d'infirmière. En toute objectivité, en toute transparence, je pense que ce serait une

meilleure méthode qu'un saupoudrage auprès d'associations qui, pour la plupart, n'ont pas une vision d'intérêt général tout à fait évidente mais poursuivent plutôt des intérêts plus particuliers. Je pense qu'il faut un équilibre entre les différentes régions du pays en ce qui concerne l'action que l'on peut mener avec des fonds publics. Je pense aussi qu'il faut éviter de disperser ces subsides au sein d'associations qui ne poursuivent pas toujours une véritable vision globale de l'intérêt général.

Et je pense que vous êtes mieux armé pour le faire.



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