Bruxelles, le 2 mai 2005
En quoi l'idée du Ministre de la Santé va t'elle réduire la surconsommation de médicaments ?, s'interroge Daniel Bacquelaine, le Président du Groupe MR de la Chambre, suite à la volonté affichée ce week-end par le ministre de lutter contre la surconsommation de médicaments en liant l'accréditation des médecins à la prescription par eux d'un certain seuil de médicaments génériques.
L'accréditation est un outil qui garantit la qualité des soins dispensés aux patients. Elle est liée au suivi par le médecin d'une formation continue dans le cadre des GLEMS (Groupes Locaux d'Evaluation médicale). En exerçant un chantage économique sur les médecins, le ministre pèse sur la qualité des soins donnés aux patients et met en péril le système de concertation qui fait de notre système de santé un véritable modèle de qualité cité en exemple dans le monde entier, déclare Daniel Bacquelaine.
L'objectif de santé publique énoncé ici par le ministre est pur prétexte. Si demain l'on devait appliquer cette idée, les médicaments prescrits évolueraient vers plus de produits génériques. C'est clair. (Il s'agit d'ailleurs d'une évolution naturelle que l'on constate depuis plusieurs années dans le cadre de la liberté thérapeutique du médecin). Mais rien n'indique que le volume de médicaments consommés en Belgique diminuerait. Par contre, ce qui est tout aussi clair, c'est que, pour des raisons d'économies voulues par le ministre, le médecin pourrait limiter sa liberté thérapeutique en fonction d' avantages en termes d'honoraires au lieu de se laisser guider par le seul intérêt du patient. Il s'agit là d'un engrenage dangereux qui, si nous n'y prenons pas garde pourrait entraîner une diminution de la qualité des soins. Et ça, c'est inacceptable, dénonce le Président du Groupe MR de la Chambre.
Le MR s'oppose à toute mesure autoritaire allant à l'encontre de l'intérêt du patient. L'initiative du Ministre de la Santé en est clairement une.
Avant toute chose, le MR demande au ministre de mettre en oeuvre prioritairement la loi-santé que le Parlement vient de voter voici deux semaines. Cette loi, correctement appliquée, donnera au ministre les instruments indispensables pour contrôler et corriger -si nécessaire- l'évolution des dépenses en soins de santé.
Les libéraux réformateurs sont fermement attachés à la liberté diagnostique et thérapeutique du médecin. La prescription médicale doit se faire en conscience sur base des meilleures connaissances scientifiques existantes et non pas en fonction d'un chantage économique qui aurait pour conséquence une baisse de qualité des soins. Le Ministre doit favoriser des solutions basées sur le principe de la concertation, conclut Daniel Bacquelaine.
Contact-presse : Hervé Bechoux - 0475.845.744
 
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